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Compte rendu de Doudou sur cette épeuve disputée en préparation de la Spartathlon de Fin Septembre 2007.
Super sensation sur cette épreuve, confirmée par mon résultat à la Spartathlon quatre semaines plus tard.
Voilà, ma seconde sortie pour accompagner notre Gégé dans ses périples pédestres….
Dimanche 2 Septembre 2007 à Varennes, il est 10 heures et le départ est donné.
L’objectif de notre coureur est simple. Entre 10 et 10.5 km/h pour faire du temps en préparation de la spartathlon.
Le début de course se passe comme prévu même si les temps au tour sont un peu inférieur à la base, mais bon, il a la forme et nous le dit.
Après 1h30, je l’accompagne a vélo pour le ravitailler. Il ne voudra plus que je m’arrête…
Les tours défilent et notre Gégé a enclenché la 5ème. Je tente vainement de le raisonner, mais il a de très bonnes sensations, la preuve, nous apercevons Momo MAGROUN ( champion de France 2006 de 24 heures ) pas loin devant et là, d’un coup, Gégé voyant qu’il n’est pas bien, décide de le reprendre !!! le rythme devient déraisonnable et après une rude négociation, j’arrive a le freiner ( et oui, il parle en courant….) mais le tempo c’est accéléré et il ne souhaite plus ralentir.
Jusqu’au terme des 6 heures, notre Gégé va avaler les bornes pour finir a 65 km. ( résultat officiel. Nous avions compté un peu plus…).
Je dois malheureusement quitter Gégé, qui lui, va aller faire un tour a la remise des récompenses.
Et la, surprise … 7ème au général et surtout, victoire dans sa catégorie…. LA PREMIERE !!!.
Derrière ca, il y aura la Spartathlon avec le résultat que l’on connaît.
BRAVO mon Gégé.
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Compte rendu de mon Doudou.
Jeudi 1er mai 2008, c’est le championnat de France de 24h heures.
Notre Gégé était gonflé à bloc, il était prévu un mini de 180 km mais la cheville en a décidé autrement.
10 H, c’est le départ, Gégé ne semble pas en grande forme, sa cheville est douloureuse et cela va avoir une influence sur son moral.
Après 2 heures de courses, la première pause permet de sonder l’état de forme, « je n’ai pas de jambes « … ce n’est pas bon signe.
Les tours passent, les jambes sont toujours dures et le moral commence a faiblir.
Vers 20h, Gégé nous annonce que c’est mort, qu’il ne faut plus penser à l’objectif et qu’il va dormir dans la nuit pour ne pas user plus la cheville. (d’autres challenges sont au programme).
A 22h, après un bon massage et des soins sur une ampoule, Gégé va se reposer.
Dans la nuit, il va tenter de nouveau quelques tours, mais l’essence manque dans le moteur.
La reprise pour terminer l’épreuve se fera en douceur, la douleur a la cheville va se calmer.
Résultat, une grosse déception.
Pour nous, rendez-vous est pris pour les France de 100 km fin Aout.
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Les 23 et 24 Mai 2008 , me voilà de retour en Grèce pour une première participation à la Course l'Olympienne, une épreuve de 180km de routes et de chemins entre le stade antique de Néméa et la stade d'Olympie, là ou se tenait les Jeux Olympiques de l'Antiquité.
Un parcours vraiment très exigeant, où j'ai vraiment souffert sur la fin de l'épreuve. Proche de l'abandon au 160é km, mes copains de course m'ont suffisamment remonté le moral pour que je reparte , un grand merci à William, Gilles, Francis et Annie sans eux, la course pour moi s'arrêtait là.
Bien sûr à l'arrivée tout est oublié...que du bonheur.
Un grand regret malgré tout, ne pas avoir "conduit" William jusqu'à l'arrivée avec Francis. Pas assez vigilant pour l'aider alors qu'il ne nous restait qu'une dizaine de km à parcourir.
Récit Extrait d'un article de VO2
Cette épreuve épique, créée en l’an 2000 par le regretté Auguste Lespinas a conquis ce week-end et en cette année olympique, 72 boulimiques de l’ultrarunning. Longue de 180 km, elle relie l’Ancienne Némée, où se tenaient des Jeux panhelléniques, à Olympie, berceau de l’olympisme. Ce parcours hybride alternant de longues sections sur grandes pistes avec des portions de bitume s’avère digne d’un travail herculéen, car avant d’affronter les 5000 mètres de dénivelé positif, il importe déjà aux concurrents de s’adapter à la chaleur. A l’heure du départ, fixé vendredi à 14h30 sous le soleil au zénith, les thermomètres affichaient 33° et il apparaissait difficile aux coureurs de se prémunir contre cette chaleur étouffante. Cependant, vétérans pour la plupart et coutumiers de ce genre de défi irrationnel, la majorité d’entre eux plutôt que d’attaquer de front ces rayons brulants se plia aux desiderata de Mère Nature et adopta une attitude de sagesse jusqu’à la tombée de la nuit, où à l’inverse le mercure retombera à 9° et permettra alors aux favoris de porter l’estocade, un peu comme si pour eux la compétition débutait vraiment. Outre la volonté de relever ce difficile challenge, inhérent au profil du tracé et aux contrastes météo, les participants prennent part à ce défi, parce qu’il les dépayse et les transporte au cœur d’un environnement merveilleux. La Grèce en ce printemps, avant de porter les stigmates de l’été, qui donneront aux paysages une tonalité désertique, demeure enchanteresse et exprime la quintessence du renouveau. Au sein de ce camaïeu de vert, parsemé de-ci, de-là de fleurs apportant une touche impressionniste à ce tableau, les coureurs se régalent. Si beaucoup, conscients de leurs limites ne songent qu’à rallier l’arrivée, où pour toute récompense ils recevront la couronne d’olivier, réminiscence du Kellistephano, ornant le profil des vainqueurs des Jeux antiques, d’aucuns manifestent des velléités de victoire et souhaitent triompher dans ce contexte particulier, après avoir vécu une épopée à la croisé de l’antiquité et des temps moderne.
Au final 47 coureurs termineront dans le délai-limite fixé à 28 heures.
Christophe Rochotte
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Pour cette année 2008, je me suis fixé deux nouveaux beaux challenges.
En premier lieu au mois de Mai, une participation à la Course l'Olympienne en Grèce, entre le stade Antique de Néméa et le stade d'OLympie, là ou se déroulait les Jeux Olympiques dans l'antiquité. Une distance de 180km par routes et chemins à parcourir dans le temps limite de 28h45.
Puis, en fin d'année, un nouveau grand défi , avec une participation à la Route des Esclaves en Egypte, épreuve de 600km sur un parcours inédit qui était emprunté jadis pour transporter les marchandises venant du soudan et qui remontait jusqu'en Arabie Saoudite. Tracé inédit puisque cette route est interdite aux personnes étrangères au pays, et que nous serons accompagné et protégé par l'armée Egyptienne.
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Mon désir est bien sûr de faire partager cette passion avec tous les fous de sport avec un grand S.
Mon engagement vers l'Ultra ne s'est pas fait du jour au lendemain , il s'est finalement imposé à moi , au fil des ans et des kilomètres parcourus.
Il relève j'en suis persuadé , d'une certaine logique de vie, d'un mode de pensée et d'une façon d'être.
Cette façon d’être comprend des usages qui me semblent également aller de soi en ultra : se découvrir dans la difficulté, ne rien considérer comme acquis, se remettre en cause en se fixant de nouveaux objectifs, partager ses expériences, faire preuve de sollicitude envers autrui et garder toujours la plus grande humilité.
Ce mode de vie est bien sûr partager par la grande majorité de notre petit monde d'ultra runner, un monde solidaire ou seul la passion et le partage compte.
Mon plus grand plaisir :se retrouver avec toute cette bande de "vrai copain" _ certains diront fous !!! pour vivre ensemble ses AVENTURES.
Bien sûr pour pouvoir réaliser ses rêves, une recherche permanente de partenaires médiatiques et financiers. Sans eux, le défi est impossible, et je les remercie vraiment pour ce soutien qu'ils m'apportent. Un partenariat qui se conclut l'est aussi sur ces valeurs que sont La Volonté, Le Courage, Le Dépassement de Soi, Le Challenge, ces mêmes valeurs qui sont celles que l'on retrouve dans les Entreprises.
Ma dévise en quelque sorte :
LA VOLONTE N'A DE LIMITE QUE CELLE QU'ELLE S'IMPOSE
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GERARD SEGUI
né le 16 Juin 1954
Licencié à PRIVAS RHÔNE VALLEES RUNNING
Je pratique régulièrement la course à pied depuis 1988. Ce qui n'était au début qu'un prolongement logique de les activités footbalistiques et devenu au fil des ans une passion dévorante.
De la participation à des épreuves locales, je suis rapidement passé à mon premier marathon (merci Paul pour ton aide préciseuse alors) en 1991, puis mon 1er 100km à Millau en 1992 pour débuter dans l'ultra en 1996 avec le Marathon des Sables. Dpuis cette date j'ai parcouru de nombreux kilomètres du Désert de Mauritanie aux Routes Grecques de la Spartathlon , en passant par le Désert du Ténéré, la Western states Endurance, l'Olympienne , la Nove Colli et autres Marathons , 100km et 24h.
Toujours plus ..... PASSIONNEMENT et SANS RETENUE
Mes courses:
-Marathon : Plus de 20 Marathons dont Paris, Venise, New York, Chicago, Barcelone, Lyon, Monaco, Marseille
-100km : Millau, Theillay, Migennes, Chavagnes, St Nazaire les Eymes
-24h : Monaco, Brive , St Doulchard
-Ultra Route : Spartathlon
-Ultra Trail : Western states, Olympienne
-Ultra Désert : Marathon des Sables, Trans Mauritanie, Route du Sel
Ma Force
mon mental
Ma Faiblesse :
ma cheville droite...
Courses 1996
Marathon des Sables
Courses 1997
Courses 1998
Marathon des Sables
Western States
Courses 1999
Western states
Courses 2000
Western states
Courses 2001
Courses 2002
Trans Mauritanie
Courses 2003
Courses 2004
Spartathlon
Courses 2005
La Nove Colli
24h de Monaco
Courses 2006
Spartathlon
Désert du Ténéré
Courses 2007
Spartathlon
Courses 2008
24h de Brive
L'Olympienne
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Les partenaires de mes dernières épreuves
La Route du Sel en 2006
Solymatic, Le Conseil Général de l'Ardèche, Le Conseil Régional, France Bleu Drôme Ardèche, Le Dauphiné Libéré, La Tribune, Magasin Intermarché de Privas

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Un exploit dans le désert
La « 555 » vous connaissez ?
Cette course à pied autrement appelée « La Route du Sel » est aux extrême-runners ce que la « La Route du Rhum » est aux marins de l’Atlantique. Elle consiste à effectuer 609 kms dans le désert du Ténéré dans un délai maximum de 10 jours, et avec un minimum d’assistance.
Voilà le récit de cette grande aventure …
« Me voilà de retour d’une grande aventure. Près de dix mois à ne penser qu’à çà…dix mois à s’entrainer … C’est dix mois à allier la famille, le travail et la passion avec un grand « P ».
L’avion se pose sur la piste de l’aéroport d’Agadez, le lundi 27 novembre vers 13 heures, et c’est parti pour deux semaines de « vacances ». Je suis là tout simplement pour essayer de traverser le Désert du Ténéré.
Le principe est très simple : Parcourir 609kms dans un délai maximum de 10j , entre Bilma et Agadez, dans l’un des plus beaux déserts du monde, en semi autosuffisance, et avec des points de contrôle tous les 22kms (soit 27 points) où l’on peut prendre de l’eau et se ravitailler.
On est un peu fou, tout de même, les autochtones effectuent ce parcours avec les caravanes de sel en 40j !…
Les préparatifs
En premier lieu, il faut rallier le point de départ, Bilma. Deux journées entières en 4x4, deux journées entières à voir défiler les 590kms de pistes et de sable mou que je devrai parcourir en sens inverse. Paradoxalement, je n’ai pas d’appréhension et pas de doute. Nous arrivons à l’oasis de Bilma le mercredi 29 novembre en début d’après midi.
Le départ est prévu pour le vendredi 1er décembre, j’ai donc toute la journée du jeudi pour le préparatif du sac à dos à remplir avec le matériel obligatoire : couverture de survie, téléphone satellite, pharmacie, vêtements chauds et denrées alimentaires (barres énergétiques et produits lyophilisés).
Dernière visite de contrôle et entretien avec le médecin. Nous serons très bien encadrés pendant cette épreuve par deux médecins et deux infirmiers habitués à suivre ce type de course et aux diverses pathologies que vont rencontrer les coureurs.
C’est le jour « J »
Le départ est donné par le directeur de course à 8h15, et me voilà parti pour cette traversée.
La première journée est consacrée à la mise en route avec prudence de la « machine ». En fin de peloton, je préfère rester à mon rythme, m’habituer à l’environnement, profiter de ce paysage magnifique de dunes et de sable à l’infini. Dans ma préparation d’avant course, je me suis entrainé à anticiper et visionner ces moments de compétition. Le principe est d’aborder cette course au rythme de la tortue, en ne pensant pas à la distance à couvrir mais simplement au point de contrôle suivant.
Avancer, toujours avancer !
Les journées vont ainsi s’enchainer, avec toujours ce même principe de course. Avancer, toujours avancer ! Parcourir les dunes et se motiver sans cesse pour ne pas flancher et rallier le prochain point de contrôle. Je progresse au GPS en essayant néanmoins de toujours trouver le terrain le plus dur possible (dans le sable ce n’est pas facile !!!). J’essaie d’alterner course et marche, en respectant à chacun des points de contrôle un arrêt minimum de 45’. Et à chacun d’entre eux, le même rituel : prendre le plus grand soin de mes pieds, me ravitailler systématiquement (la dépense énergétique sur ce type d’épreuve dépasse 8000cal par jour) et beaucoup boire.
Pour cette première partie de course, et jusqu’à l’arbre du Ténéré, pas de piste, du sable, encore du sable, et des dunes à perte de vue sur près de 350kms !!!
Tout se passe bien au niveau physique, quelques petits bobos aux pieds mais rien de très important. Je suis sur un rythme de 80 kms par jour environ et mon organisme s’est parfaitement habitué à cet effort. Je n’ai pas défini de façon stricte ma « stratégie » de course, simplement quelques règles : éviter de courir entre 12h et 15h lorsque la chaleur est près de 35°, prendre 3 à 4h de repos pendant la nuit, là ou il fait le plus froid (autour de 4 à 5° !!!). Sinon, m’adapter en fonction de mon état de fatigue et effectuer des micros sommeil comme les marins de l’Atlantique (je suis un marin dans un océan de sable).
Le pied !..
Deuxième partie de course après l’arbre du Ténéré avec des paysages très diversifiés, du relief et de la piste. Après quatre jours de course, je suis bien moins « fringuant ». Moralement, tout va bien, je n’ai toujours aucun doute sur mes possibilités de rejoindre Agadez. Par contre, mes petits « pieds » commencent vraiment à se plaindre de la façon dont je les traite… J’avais prévu ces problèmes et j’ai changé de chaussures de trail à l’arbre du Ténéré en prenant plus de deux tailles au dessus de ma pointure !!! Le Doc , Souleymane est là pour me "cajoler" aussi un peu mes petits pieds !!
La réussite d’un tel défi dépend de plusieurs facteurs mais surtout de la chance de trouver au bon moment les personnes dont on a besoin. Justement, à l’arbre du Ténéré, un médecin est présent et consacre plus d’une 1/2 heure à me soigner les pieds. Quel pied !
Je continue d’enchainer les points de contrôle les uns après les autres, dans une immensité désertique en profitant du silence toujours présent. Je suis en 9ème position à ce stade de la course mais ce détail n’a vraiment aucune importance. Pour chacun de mes compagnons de route, il ne s’agit que d’un challenge personnel : traverser ce désert et vivre de grands moments de communion avec la nature.
Les dernières heures…
Malheureusement, le 7ème jour, mon corps va se révolter entre le point de contrôle 23 et le point de contrôle 24. Je connais alors de très gros ennuis gastriques qui vont me contraindre à m’arrêter plus de 24h. Je pensais pourtant avoir fait le plus dur puisque je suis au km 520. Là encore la chance va me sourire puisque je retrouve à ce point de contrôle Souleymane le médecin qui va me prendre en charge pendant ces 24h. Il n’est pas question que j’arrête si proche de l’arrivée. J’ai suffisamment d’avance pour me permettre de me reposer et gérer la suite de ma course.
Je vais vraiment puiser au plus profond de moi la force et l’énergie pour repartir le lendemain avec quatre autres compagnons. Psychologiquement, leur présence va être une source de motivation indispensable pour réaliser mon rêve. Nous terminons l’épreuve en restant ensemble pour les 70 kms que nous devons encore parcourir. Les dernières heures de cette épreuve vont être d’une grande intensité. L’émotion devient de plus en plus forte ! Pas à pas, je revis mon aventure, et me reviennent en mémoire tous les souvenirs extraordinaires de moments vécus tout au long de ces centaines de kilomètres pendant ces 9 jours de traversée.
L’arrivée !
A l’arrivée, j’aperçois avec un bonheur immense le groupe de coureurs qui nous attend. Ils lèvent les bras pour nous accueillir.
Ca y est !! Ce qui devait arriver, arrive enfin. Eprouvé et très ému je franchis cette ligne. Entouré de tous, je vis un moment de bonheur d’une intensité indescriptible avec bien sûr des larmes de joie … je viens de réaliser un GRAND REVE.
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