Les 23 et 24 Mai 2008 , me voilà de retour en Grèce pour une première participation à la Course l'Olympienne, une épreuve de 180km de routes et de chemins entre le stade antique de Néméa et la stade d'Olympie, là ou se tenait les Jeux Olympiques de l'Antiquité.
Un parcours vraiment très exigeant, où j'ai vraiment souffert sur la fin de l'épreuve. Proche de l'abandon au 160é km, mes copains de course m'ont suffisamment remonté le moral pour que je reparte , un grand merci à William, Gilles, Francis et Annie sans eux, la course pour moi s'arrêtait là.
Bien sûr à l'arrivée tout est oublié...que du bonheur.
Un grand regret malgré tout, ne pas avoir "conduit" William jusqu'à l'arrivée avec Francis. Pas assez vigilant pour l'aider alors qu'il ne nous restait qu'une dizaine de km à parcourir.
Récit Extrait d'un article de VO2
Cette épreuve épique, créée en l’an 2000 par le regretté Auguste Lespinas a conquis ce week-end et en cette année olympique, 72 boulimiques de l’ultrarunning. Longue de 180 km, elle relie l’Ancienne Némée, où se tenaient des Jeux panhelléniques, à Olympie, berceau de l’olympisme. Ce parcours hybride alternant de longues sections sur grandes pistes avec des portions de bitume s’avère digne d’un travail herculéen, car avant d’affronter les 5000 mètres de dénivelé positif, il importe déjà aux concurrents de s’adapter à la chaleur. A l’heure du départ, fixé vendredi à 14h30 sous le soleil au zénith, les thermomètres affichaient 33° et il apparaissait difficile aux coureurs de se prémunir contre cette chaleur étouffante. Cependant, vétérans pour la plupart et coutumiers de ce genre de défi irrationnel, la majorité d’entre eux plutôt que d’attaquer de front ces rayons brulants se plia aux desiderata de Mère Nature et adopta une attitude de sagesse jusqu’à la tombée de la nuit, où à l’inverse le mercure retombera à 9° et permettra alors aux favoris de porter l’estocade, un peu comme si pour eux la compétition débutait vraiment. Outre la volonté de relever ce difficile challenge, inhérent au profil du tracé et aux contrastes météo, les participants prennent part à ce défi, parce qu’il les dépayse et les transporte au cœur d’un environnement merveilleux. La Grèce en ce printemps, avant de porter les stigmates de l’été, qui donneront aux paysages une tonalité désertique, demeure enchanteresse et exprime la quintessence du renouveau. Au sein de ce camaïeu de vert, parsemé de-ci, de-là de fleurs apportant une touche impressionniste à ce tableau, les coureurs se régalent. Si beaucoup, conscients de leurs limites ne songent qu’à rallier l’arrivée, où pour toute récompense ils recevront la couronne d’olivier, réminiscence du Kellistephano, ornant le profil des vainqueurs des Jeux antiques, d’aucuns manifestent des velléités de victoire et souhaitent triompher dans ce contexte particulier, après avoir vécu une épopée à la croisé de l’antiquité et des temps moderne.
Au final 47 coureurs termineront dans le délai-limite fixé à 28 heures.
Christophe Rochotte
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